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                                  Résultat de recherche d'images pour "chiffre 20"

 

                  " Le pardon n'approuve pas les illusions, mais les recueille en toute légèreté, avec un petit rire, et les dépose doucement aux pieds de la vérité. Et là elles disparaissent entièrement".

 

           C'est une des phrases du Cours en miracles que je préfère. Je ne sais pas pourquoi - sans doute à cause de la poésie et de la légèreté qu'elles ont en commun - je rapproche cette phrase de celle de Rimbaud: "J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre, des chaines d'or d'étoile à étoile, et je danse".

                 Il y a dans ces deux phrases, celle du Cours et celle de Rimbaud, une même évocation de conscience, d'enfance, de joie gratuite et d'éternité. Et je fais aussi un rapprochement avec la phrase de St Exupéry: "L'essentiel est invisible pour les yeux; on ne voit bien qu'avec le cœur".

                   Une autre réflexion me vient à l'esprit: c'est l'idée du pouvoir de la gentillesse, de la bienveillance, de la bonté: Si "le pardon n'approuve pas les illusions....", c'est parce qu'il regarde au delà, parce qu'il se souvient que les illusions sont une fausse perception de la réalité, une invention et une projection. Il faut à la fois un esprit et un cœur grand ouvert pour réaliser cela. Alors je peux pardonner et je peux aussi lâcher prise de la gravité, du sérieux qui paralyse, de la conclusion qui condamne et qui tue. Je peux m'exercer à la légèreté (une blague dit que les anges peuvent voler parce qu'ils se prennent à la légère!!!). Je peux me rappeler que ce que je crois voir n'est que la résultante d'une "minuscule et folle idée idée de laquelle le Fils de Dieu ne s'est pas souvenu de rire".

                     Voilà, voilà! Il me reste à déposer avec douceur "aux pieds de la vérité" toutes ces illusions qui voudraient faire de moi le juge de mes frères. Et la vérité me rendra libre: là elles disparaîtront entièrement! Un peu comme quand Kirikou enlève l'épine logée dans le dos de la sorcière Karaba. La sorcière n'était qu'illusoirement méchante. J'ai le pouvoir, en observant, en questionnant, en cherchant, en comprenant et en choisissant différemment, d'apporter une vie nouvelle à l'apparente méchanceté, à l'illusion. Ainsi frère-lumière, sœur-étoile, nous nous rendons libre, vivant, innocent, entier, les uns les autres. Nous sommes ici pour cela. C'est juste un regard aimant, une vision pénétrante, un désir et une détermination au vrai et au bien. Et soudain nous nous reconnaissons, nous nous rejoignons dans notre commune lumière éternelle.

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